Les effets sur les cosmétiques de la loi biodiversité de 2016

loi biodiversité

Si vous ne le saviez pas encore, le 20 juillet dernier la loi biodiversité a été validée devant le Parlement. Cette loi aura des conséquences sur nos cosmétiques.

Pourquoi une loi biodiversité ?

Cette loi est le premier texte d’envergure sur la biodiversité depuis la loi sur la protection de la nature en 1976. La loi biodiversité, soutenue par Ségolène Royale ministre de l’environnement et Barbara Pompili, a pour objectif d’améliorer la protection et de valoriser nos richesses naturelles.

Cette initiative est le résultat d’un constat alarmant. La biodiversité se dégrade rapidement. Aujourd’hui environ 1,8 million d’espèces animales et végétales sont recensées sur la planète. Or les scientifiques estiment que d’ici un siècle, la moitié des espèces connues à ce jour aura disparu. Des chiffres qui font froid dans le dos.

Le point rassurant est que nous pouvons faire quelque chose pour y remédier. Cette extinction des espèces accélérée est de notre responsabilité. Cela est dû à la surexploitation, la destruction et la fragmentation des habitats, l’introduction d’espèces envahissantes ainsi que la pollution.

A travers à cette loi, le gouvernement espère redonner un nouvel élan à la préservation de notre écosystème, à travers un nouveau modèle de développement respectueux de la nature et des civilisations. Il s’agit donc d’une loi pour nous rapprocher de la nature plutôt que la détruire.

Quelles conséquences sur les cosmétiques ?

Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’une grande partie de nos cosmétiques sont toxiques pour la nature. Un fait quelque peu ironique quand on sait que la mode prône un maquillage naturel.

La loi biodiversité interdit à partir de janvier 2018, les micro-billes de polyéthylène notamment contenues dans énormément de cosmétiques. Ces micro-billes sont présentes dans des shampoings, des produits de gommage, des dentifrices, … Elles sont aussi présentes dans les produits ménagers. Ces déchets plastiques ne sont pas filtrés par lors du traitement des eaux usées à cause de leur taille. Une micro-bille mesure entre 0,1 mm et 0,15 mm. Elles sont donc rejetées dans les cours d’eau puis ingérées par la faune aquatique. D’après une étude réalisée dans les Grands Lacs d’Amérique du Nord, en 2013 il y avait à peu près un demi-million de granulés de plastique au kilomètre carré au fond des océans (selon les écologiste 5 Gyres). Une source de pollution considérable pour nos océans, mers et lacs.

De plus, dès 2020 les cotons tiges en plastiques disparaîtront eux aussi de nos rayons. Des nouvelles qui laissent présager l’apparition de nouveaux produits de beauté dans les années à venir. Les marques se disent préparées à cette interdiction. Unilever avait par ailleurs, déjà annoncé en 2013, l’abandon des micro-billes dans les soins du corps.

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